Mes ateliers Faber&Mazlish

4 ans… cela faisait 4 ans que j’attendais de pouvoir suivre une session d’ateliers Faber&Mazlish !!

Les ateliers “parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent” (ou dans l’autre sens, je ne sais jamais) sont tirés du livre du même nom (ou toujours inversé au cas où)…

(ah ben non, finalement, j'ai bien tout mis dans le bon ordre)

J’ai découvert ce livre lorsque mon fils avait 18 mois environ, suite logique à mes lectures de Filliozat, Gordon, Montessori et compagnie… toutes mes excuses à Laurence Pernoud et Marcel Ruffo… quoique non, je ne m’excuse pas vraiment pour le dernier…

Sérieuse et appliquée (si mes anciens profs passent par là, ils pourront confirmer), j’ai essayé de faire les exercices proposés dans le livre… mais armée de mon crayon gris, mes neurones ne trouvant pas de copains pour les aider à réfléchir à plusieurs, j’ai vite jeté l’éponge… J’ai dévoré le bouquin en revanche, en essayant de mémoriser les petites scénettes présentées en BD (oui ce livre est mâle-friendly) afin de les ressortir dans mon quotidien…

Certains outils présentés dans le livre ont été adoptés assez naturellement et de façon efficace à la maison : donner le choix, réparer les bêtises, donner une information en un seul mot, etc… et cela m’a confortée dans l’idée que le quotidien avec des enfants peut être réellement plus facile et plus serein, pour peu que l’on change un peu ses habitudes de communication…

Donc lorsque j’ai vu les dates d’ateliers proposés par S Comm C…. j’ai bondi !
De mon canapé d’abord, de joie… puis sur mon ordi pour envoyer un mail de réservation… et enfin sur mon homme, pour lui demander de les suivre avec moi…
Et il l’a fait ! Avec quelques réticences au départ, il s’est vite pris au jeu, et ses découvertes au fils des ateliers lui ont vraiment servi de prise de conscience (car malgré le fait que le livre soit mâle-friendly, qu’il ait traîné pendant 6 mois sur sa table de nuit et mes demandes répétées, mon homme ne l’avait jamais lu… )

Nous nous sommes donc organisés pour confier les enfants un WE sur 3 en moyenne, pour suivre les ateliers ensemble le vendredi soir… (youhouuuuu !)

7 ateliers en tout… 7 soirées à parler, évoluer, progresser, pour mieux accompagner nos enfants…. 7 WE en couple, sans enfants, pour prendre soin de nous…

Tous les ateliers sont intéressants, et c’est vraiment un apprentissage global qui permet de progresser… toutefois, certains m’ont plus marquée que d’autres… et voici en résumé comment je les ai vécus…

Ecouter les sentiments pénibles de façon efficace… pendant lequel je me suis rendue compte que l’écoute active que je pensais faire jusque là était souvent maladroite…
Susciter la coopération… pour des outils pratiques pour que les gestes du quotidien ne soient plus source permanente de conflits
Remplacer la punition... pour revoir les autres alternatives, la punition n’ayant jamais été en vigueur à la maison.
Encourager l’autonomie… pour me permettre de réaliser à quel point certaines attitudes sont parfois des entraves au développement serein et autonome de l’enfant.
Compliments et estime de soi… pour voir comment un compliment bien formulé peut favoriser une réelle estime de soi, solide…. et indirectement me rendre compte à quel point j’ai du mal à accepter les compliments que l’on me fait.
Aider les enfants à cesser de jouer des rôles… pour réaliser que nos propres avis, nos propres attentes, notre vision du quotidien et de nos enfants conditionnent très souvent leurs comportements… et réaliser donc à quel point il est important de poser un regard bienveillant sur nos enfants et sur notre vie en général pour en tirer le meilleur !
Et la révision finale… indispensable pour faire le point sur toutes les habiletés rencontrées… et repartir avec l’analyse concrète d’un problème persistant…

Problème persistant, choisi au vote, parmi les propositions de chacun des participants…
et c’est le mien qui a été choisi… le problème de 2 frères (mes enfants donc) qui se tapent fréquemment en cas de conflit de jouets, de télé, ou autre raison sans raison apparente…
Ils leur arrivent de trouver d’autres solutions, mais pas tout le temps… ce qui est normal en soit pour 2 garçons de 5 ans et demi et 2 ans, qui passent beaucoup plus de temps ensemble que des enfants ayant des scolarités classiques 😉

L’analyse du problème a été longue et structurée… très riche en enseignements généraux,  et particuliers à ma situation… pour déboucher sur une conclusion plus que surprenante au terme de 7 séances d’éducation bienveillante : organiser un combat entre eux !

Dit comme ça, cela paraît étrange… c’est sûr !
Mais concrètement, cela veut dire quoi ? qu’à la prochaine occasion où ils commencent à se taper, je les arrête en leur disant : “vous voulez vous battre ? ok, on va faire ça bien : on met des matelas, et je reste là au cas où… allez-y !”
Pourquoi ?
Parce qu’à force de leur dire et de leur rabâcher de ne pas se battre, ils ne m’entendent plus…
Parce qu’à force d’intervenir “non, arrêtes, on ne fait pas ça”, je leur fais passer le message qu’ils ne savent pas gérer leurs conflits tout seuls, sans mon intervention…
Parce qu’à force de les empêcher de se battre, je risque d’empêcher tout contact physique entre eux, et que ce n’est pas le but…
Parce qu’en leur donnant le cadre nécessaire dans lequel c’est autorisé, ils n’auront sûrement plus envie/besoin de le faire en dehors.

Je n’ai pas encore revu mes enfants depuis… mais c’est certain, je vais être à l’affut des prochaines situations en me demandant si oui ou non, je vais tenter l’idée !

En attendant, je fais le point… je m’interroge… et j’espère…
J’espère qu’une suite va pouvoir être organisée, pour refaire le point avec le même groupe d’ici quelques mois… pour pouvoir continuer à progresser !

Intérieurement, mais maintenant aussi par écrit, je remercie tous les membres du groupe, dont les situations variées n’en ont rendus les échanges que plus riches !

Et bien sûr, je remercie Sandrine, qui nous a écoutés, accompagnés, soutenus, aidés… sans aucun jugement, aucune culpabilisation, aucune critique…
La place de l’animateur dans ce genre d’ateliers est au moins aussi importante que l’atelier lui-même, et nous avons eu de la chance de trouver de telles compétences et autant de retenues pour nous aider à avancer… en toute autonomie 🙂

 Et la conclusion vient de mon homme
“Maintenant on est meilleurs car on sait qu’on est pas bons”
Dit comme ça, ça peut paraître déprimant… c’est au contraire un magnifique espoir que de savoir qu’on peut encore tellement s’améliorer !

 

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