Entre urgences et sérénité…

Dimanche soir, mon Grand est parti aux urgences, accompagné par mon homme, le cou tout gonflé, la voix nasillarde, la respiration difficile et la fièvre à son maximum…

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C’était une première pour nous mais maintenant que tout est rentré dans l’ordre, on se dit que c’était pas si terrible…

Pas si terrible car cela m’a permis de passer une soirée en tête à tête avec mon Petit… la première depuis l’unique nuit passée à la maternité à sa naissance !

Un repas avalé sur le pouce en discutant, un câlin de bonne nuit qui s’éternise, un jeu qui s’improvise quand il me présentait différentes parties de son corps en me demandant de deviner ce qu’il attendait : des caresses sur le bras, des gratouilles dans le dos, des chatouilles sous le pied, des bisous dans le cou…
Et une nuit de cododo qui s’est naturellement réinvitée à la maison, pendant laquelle il s’est installé comme lorsqu’il était bébé : en travers du lit, posant sa tête sur mon dos pour que je lui serve d’oreiller.

Pas si terrible car cela m’a permis de re-materner mon Grand quand j’ai pris le relais à l’hôpital le lundi matin…
Ce Grand que je câline moins parce qu’il grandit et qu’il ne demande plus…
Ce Grand que je console moins parce qu’il grandit et qu’il en a moins besoin…
Me voilà de nouveau sa maman protectrice, l’accompagnant pour les différents soins, les piqûres et les poses de cathéters…

Pas si terrible car cela m’a permis de passer des moments privilégiés de plus en plus longs au fur et à mesure que le traitement agissait : une simple partie de bataille navale entre 2 poussées de fièvre, un câlin collé-serré devant une émission de télé, une nuit à le veiller comme lorsqu’il était bébé, de longues discussions une fois la fièvre complètement tombée, et redécouvrir son sens de l’humour et sa répartie comme pour me dire “ça va mieux maman”.

Pas si terrible car pendant ce temps, mon Petit a accepté que je ne sois pas là en profitant à fond de ce moment avec son papa en oubliant malgré lui ses fameux “Non, c’est pas toi, c’est maman que je veux” et assimilant tout naturellement que oui son père est là lui aussi, capable de jouer, gâter et câliner.

Pas si terrible car cela nous a permis de réaliser que derrière les disputes, les bagarres et les prises de bec entre frères, ils sont sincèrement attachés l’un à l’autre, s’inquiétant chacun de ce que son frère vivait et ressentait, et sincèrement contents de pouvoir à nouveau se serrer dans les bras.

Pas si terrible car le soutien a été sans faille. De la part de la famille évidemment, des amis proches bien sûr, des parents des copains de mon Grand et de sa maîtresse aussi et de toutes mes amitiés pourtant virtuelles mais finalement bien réelles.
Merci infiniment pour tous les messages, ils nous ont tous touchés et même si ça fait guimauve, j’assume.

Pas si terrible car nous avons su rester calme, laissant la peur et le stress de côté pour se recentrer sur l’essentiel : accompagner nos enfants et les rassurer sans grands discours mais en les aimant, simplement.

Pas si terrible car ce n’était pas si grave finalement et que la prise en charge de l’équipe médicale a été super.
Au final, il ne s’agit que d’une simple mononucléose ayant entraîné une énorme angine à streptocoque en se déclarant. Dis comme ça, ça fait beaucoup, mais en vrai, c’est rien du tout.

Pas si terrible car parfois, il suffit d’une situation un peu bancale pour réaliser à quel point notre équilibre est solide.

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Un commentaire

  • Bonsoir Lara, J’imagine les montagnes russes émotionnelles par lesquelles vous avez dû passer.
    J’espère que ton grand se remet bien. Et finalement tu as raison, c’est chouette de savoir qu’en cas de coup dur, votre équilibre tient.

    Je t’envoie toute mon affection !

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